Musée du Louvre : Inauguration d’un Departement consacré aux Arts de l’Islam

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le Louvre présente ses nouveaux espaces consacrés aux Arts de l’Islam : quelque 3.000 objets issus de sa précieuse collection se déploient dans un écrin de béton noir surmonté d’une verrière, près de la Seine.

Le projet, lancé par l’ancien président Jacques Chirac et poursuivi par Nicolas Sarkozy, a mis dix ans pour aboutir.

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Le dernier né des départements du musée

En 2003, le musée du Louvre crée un huitième département, consacré aux arts de l’Islam. Dotée de plus de 14 000 objets et complétée admirablement par les 3 500 œuvres déposées par le musée des Arts décoratifs – dont beaucoup sont inédites – sa collection témoigne de la richesse et de la diversité des créations artistiques des terres de l’Islam.

C’est en 1893 qu’est créée une section des « arts musulmans » au musée du Louvre et qu’une première salle dédiée à la collection islamique au sein du département des objets d’art est ouverte. La collection s’agrandit considérablement sous l’impulsion de deux conservateurs, Gaston Migeon et Emile Molinier. Le legs de la baronne Delort de Gléon, en 1912, enrichit la section d’objets prestigieux issus de la collection de son mari et débouche sur l’ouverture d’une salle « Delort de Gléon » en 1922, dans le pavillon de l’Horloge.
En 1932, un département des arts asiatiques est créé et les collections islamiques lui sont rattachées. Après la seconde guerre mondiale, en 1945, alors que les œuvres d’Extrême-Orient sont transférées au musée Guimet, une section islamique est créée au sein du département des antiquités orientales ; les œuvres seront exposées dans la salle de la Chapelle du pavillon de l’Horloge puis figureront dans deux salles en fin de parcours des antiquités orientales.

En 1993, la création du grand Louvre et le départ du ministère des finances de l’aile Richelieu permettent le déploiement des collections de la section dans un espace muséographique comptant alors 1 000 m2.
Un nouvel horizon s’offre aujourd’hui au département qui verra en 2012 l’ouverture sur 3 000 m2 de nouveaux espaces, insérés délicatement entre les façades restaurées de la cour Visconti. Le projet des architectes Rudy Ricciotti et Mario Bellini représente le plus grand chantier au musée depuis les travaux du grand Louvre ; le visiteur pourra admirer prochainement cet écrin surmonté par une « aile de libellule », une couverture de verre, dorée et tissée d’un fin réseau métallique ondulant.

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La formation de la collection
L’histoire des collections touche à la fois à la grande histoire et à celle des goûts artistiques.
Les premiers objets islamiques qui arrivent au Louvre, dès la création du Museum central des arts au lendemain de la Révolution, en 1793, sont issus des collections royales. Parmi eux, on compte un prestigieux bassin de métal incrusté réalisé en Syrie au XIVe siècle et connu sous le nom de Baptistère de Saint-Louis, ainsi que des coupes de jade ottomanes ayant appartenu à Louis XIV. Il faut y ajouter des œuvres issues de l’abbaye royale de saint Denis (comme l’aiguière en cristal de roche fabriquée en Egypte au début du XIe siècle).

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De la dernière décennie du XIXe siècle à la première guerre mondiale, Paris devient le lieu majeur de la création des collections d’art islamique. C’est à son public d’amateurs et de collectionneurs que le musée doit nombre de ses plus belles acquisitions (le Chandelier aux canards légué par Charles Piet-Lataudrie, les legs de la famille Delort de Gléon, les miniatures mogholes de la collection Georges Marteau, etc.)
Les effets de ces largesses sont encore complétés par des achats prestigieux : la Pyxide d’al-Mughira, le Tapis de Mantes, le Vase Barberini, les miniatures mogholes achetés à Mme Duffeuty,…
Après la première guerre mondiale, le mouvement s’infléchit doucement mais les collections reçoivent encore de grandes donations : legs 1922 de la collection Rothschild ou encore de M. et Mme Koechlin en 1932 (dont le Plat au paon).

Depuis la création d’un nouveau département en 2003, ce mouvement a repris et le musée a reçu en 2009 un don de plus de 100 œuvres (la donation Pantanella-Signorini), la plus importante donation depuis celle du comte François Chandon de Briailles en 1955.

Source : Site Internet du Louvre

Dernière modification : 25/09/2012

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